Le concert d’automne de Simiane, tradition maintenant bien établie née de la collaboration de trois associations, accueillait sa neuvième édition ce samedi 3 octobre. Déplacé de la Rotonde dans la salle Pierre Martel pour cause de besoin d’un piano sur scène, il accueillait le quintette Ars’Tango, pour un concert consacré à la légende du tango argentin, Astor Piazzolla.
Cinq admirables musiciens : William Sabatier au bandonéon, instrument emblématique du tango ; Alexandre Amedro au violon, Olivier Lechardeur au piano, Willy Quiko à la contrebasse, Diego Trosman à la guitare. Venant d’horizons géographiques et musicaux variés, ils fondent leur ensemble en 2023. Ce mélange d’expériences, d’approches, fusionne magnifiquement, sur la base d’une excellence technique, mais surtout d’une grande complicité : un échange de regards, un bras qui se lève, un silence, et le miracle opère, porté par le rythme si particulier de cette musique puissante. Et la légende du tango, personnage extraordinaire s’étant imprégné de toutes sortes de musiques pour créer plus qu’une mode, une légende : Piazzolla EST le tango. Ce soir-là, nous étions à Buenos Aires, sans même avoir à fermer les yeux.
Et imaginer cette ville surtout par ses musiciens, par le Tango, par ses écrivains dont certains ont été nos voisins comme Julio Cortazar à Saignon jadis tout cela fait du bien, si on pense à quelques individus sinistres…
Adios y muchas gracias !
Gilbert ELKAÏM (CLP)